Intentions artistiques 
Ma démarche artistique s’ancre dans une exploration du corps/de mon corps. Il est un lieu de transformation, de projection sociale mais aussi fondateur dans la construction d’une identité/mon identité. J’envisage le corps comme un espace en constante mutation, harcelé par normes et regards, à la temporalité multiple.

Mon travail a pour béquille la performance qui est mon outil d’experimentation directe. Elle me permet d’envisager et d’engager le corps dans le temps, de rendre visibles ses transformations et ma caméra en devient la seule témoin. Le corps est à la fois sujet, médium, et surface, qui devient exposé à l’effort, la durée et la contrainte. En bref, je joue à «faire semblant pour de vrai» (de Cécile Ahond, durant un workshop sur la performance).

C’est principalement le corps en changement (notamment à travers la perte de poids,  une transition entre le corps qu’on a et celui qu’on veut) qui occupe une place centrale dans mes recherches. Cette transformation physique engage des enjeux psychiques, soiaux et symboliques. J’explore ces mutations comme des états transitoires, ou le corps devient une nation fragile en recomposition/réféction permanente. 

La nudité est mon seul vêtement. Je l’apose à mon travail pour son concept et non pas par simple choix esthétique. Ainsi j’ai donc pu aborder différentes interprétations de ce corps nu, à travers la peau par exemple, qui devient vêtement dans mon collectif d’oeuvre «Bien dans ma peau» puisant son origine du concept du «moi-peau» par Didier Anzieu. La peau c’est une frontière sensible entre l’intime et l’extime et à travers cette recherche elle devient un matériau à part entière.

J’ai pour vocation de déranger, provoquer mais surtout m’attaquer aux normes. Tous types de corps et d’histoire sucitent mon interet, du moment ou il est un prétexte pour aller au plus profond, et explorer la séxualité, l’humiliation, l’enfance, la société et biens d’autres sujets aussi important que contemporain. A travers ces recherches, les «rituels» que je mets en place, je me soigne. Parce qu’avant tout mon projet de recherche est ma démarche la plus égoïste, même quand je parle des autres je parle toujours de moi.

ocyyny
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